Les filles ne représentent que 20 % des effectifs dans les grandes écoles d’ingénieurs, et 15 % dans les écoles les plus prestigieuses (Polytechnique, Ecole des mines, Ecole des ponts et Centrale Paris), a calculé l’association Grandes écoles au féminin (GEF).

Cette bataille nécessaire ne doit néanmoins pas en occulter une autre : l’insuffisante mixité hommes femmes dans les mêmes filières d’excellence. Les filles ne représentent que 20 % des effectifs dans les grandes écoles d’ingénieurs, et 15 % dans les écoles les plus prestigieuses (Polytechnique, Ecole des mines, Ecole des ponts et Centrale Paris), a calculé l’association Grandes écoles au féminin (GEF). Il y aurait autant de femmes que de boursiers dans ces grandes écoles, alors qu’il y a deux fois plus de femmes que de boursiers dans la population étudiante (un étudiant sur deux est une femme ; un sur quatre est boursier). Globalement, les filles ont de meilleurs résultats scolaires que les garçons, même en classes scientifiques, contrairement à ce que pourraient laisser penser certains stéréotypes. Elles obtiennent davantage de mentions au bac S.La discrimination qui prévaut pour les filles n’est-elle donc pas au moins aussi criante que la discrimination sociale ? Elle n’est pourtant pas mentionnée dans la Convention en faveur de la Charte pour l’égalité des chances dans l’accès aux formations d’excellence, signée le 2 février, entre Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, et les représentants des grandes écoles. Ce n’était pas le sujet.

Dans les grandes écoles, mieux vaut être boursier que fille
(Annie Kahn, Le Monde, 06/03/2010)